Bernard Lugan

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Bernard Lugan (né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc) est maître de conférence hors classe à l'Université de Lyon III, où il assure un module en "histoire et géostratégie de la francophonie" [1]. Docteur en histoire et docteur d'État ès lettres, cet africaniste a enseigné pendant onze ans (1972-1983) à l'Université nationale du Rwanda. Contributeur régulier à plusieurs médias classés à l'extrême droite, il a aussi créé et animé pendant 12 ans la revue L'Afrique réelle, qui est son principal sujet d'intérêt. Il a été appelé comme expert de la défense par quelques-uns des principaux accusés de génocide au TPIR. Ses analyses sur l'Afrique du Sud, sur la colonisation, sur le génocide au Rwanda lui ont suscité beaucoup de critiques.

Sommaire

[modifier] Le travail de Bernard Lugan

  • Bernard Lugan est spécialiste de l'Afrique, et particulièrement du Rwanda, pays où il a mené des recherches archéologiques et auquel il a consacré ses deux thèses.
  • Il a soutenu et obtenu sa thèse d’État en 1983 : Entre les servitudes de la houe et les sortilèges de la vache : le monde rural dans l'ancien Rwanda, sous la direction de Jean-Louis Miège, Université d’Aix-en-Provence, qui a cependant mis en cause la qualité de cette thèse [2].
  • Ses recherches principales sont axées sur les problèmes ethniques en Afrique noire, notamment sur l'origine des populations du Rwanda. Plusieurs de ses livres sur l'Afrique ont reçu des prix dont celui de la société de géographie économique (pour l'Histoire de l'Afrique du Sud en 1995) [3]
  • D'autres de ses recherches concernent: l'œuvre de la colonisation européenne en Afrique (dont il défend les aspects positifs) et le génocide au Rwanda (où il défend la thèse contestée [4] d'un génocide non prémédité).
  • Certains de ses collègues de Lyon 3 ont mentionné son "charisme d'enseignant, son goût de la provocation" et "pous ses propos criticables sans être pour autant condamnables" [5].
  • Il a créé et dirigé la revue L'Afrique réelle de 1993 à 2005.

[modifier] Influence et reconnaissance universitaire des travaux de Bernard Lugan

[modifier] Critiques adressées aux travaux de Bernard Lugan

Les travaux de Bernard Lugan ont fait l’objet de critiques de la part de nombreux[6] chercheurs spécialistes de l’histoire de l’Afrique[7]. Ces critiques sont de plusieurs ordres :

  • Elles soulignent que de nombreuses et importantes erreurs factuelles seraient présentes dans ses travaux[8][9].
  • Elles l'accusent de faire un usage biaisé et orienté des sources : B. Lugan ne choisirait que les sources favorables à sa conception des choses, utilisant essentiellement les sources coloniales pour décrire les sociétés africaines, et en particulier rwandaise[10]
  • Les critiques portent sur l’usage du concept de "race" pour distinguer certaines populations africaines, tout particulièrement les Hutu et Tutsi, sans fondement génétique d'après certains[11]. Bernard Lugan répond à ses détracteurs, essentiellement français en l'occurrence, que le mot "race" et la définition qu'il utilise ne soulèvent pas de polémique dans le monde scientifique anglo-saxon, puisque même Alison Des Forges considère que la distinction entre Hutus et Tutsis se fonde aussi sur l'aspect physique. M. Lugan s'appuie aussi sur des travaux anthropologiques[12]
  • Pour Jean-Pierre Chrétien le travail de Bernard Lugan est cependant "excessif et marginal"[13]. Mr Chrétien réfute l'idée prêtée à B. Lugan d'une Afrique anhistorique marquée par « « un ordre naturel africain » caractérisé « par la domination de certains et par la soumission des autres », « par une perception du temps radicalement différente », par « des rites et des danses » »[14].
  • Selon Nicolas Bancel (maître de conférences à l’Université Paris XI, vice-président de l’ACHAC (Association pour la connaissance de l’Histoire de l’Afrique contemporaine)) : « Bernard Lugan, rejeté par la quasi-totalité des africanistes, représente le courant le plus radical de la pensée racialiste. C'est », dit-il « le prêt à penser raciste, qui doit expliquer tous les conflits interafricains actuels par le déterminisme de la race. Inutile de dire », ajoute-t-il,« que des chercheurs ont, depuis longtemps, fait litière de cette explication. L’essentialisation des différences ethniques », conclut-il, « est un processus politique, dont la genèse est coloniale»[15]

[modifier] Reconnaissance universitaire des travaux de Bernard Lugan

  • Le 5 décembre 1981, le président de l'Université Nationale du Rwanda, Emmanuel Ntezimana, pour défendre les travaux de Bernard Lugan, écrit :

Modèle:Début de citationJe soussigné Emmanuel NTEZIMANA, doyen de la Faculté des Lettres de l'Université Nationale du Rwanda certifie que Monsieur Bernard Lugan, chef du département d'histoire de 1977 à 1981, responsable des coopérants français en 1981 [...] mène des travaux de recherche originaux qui lui permettent d'assurer un enseignement spécifique au niveau de la licence et d'enrichir la connaissance du passé du Rwanda par ses nombreuses publications qui font autorité. Sa disponibilité tant à l'égard des étudiants rwandais que de ses collègues, ses scrupules d'universitaire, son inlassable dévouement au service de la faculté, son attachement au Rwanda, la qualité de ses travaux, le niveau de son enseignement, sa ponctualité, sa bonne humeur et son sens de la réserve en font un coopérant de toute première valeur. L'Université Nationale du Rwanda désire que cet enseignant-chercheur d'élite continue à faire partie de son corps enseignant[16].  »</blockquote>

  • En 2001 et 2004, ses ouvrages (Atlas historique de l'Afrique et Le Génocide, l’Église et la démocratie) reçoivent une note bibliographique élogieuse par le journaliste et essayiste Jean de la Guérivière, dans la revue Géopolitique africaine.[17].
  • En 2001, également au cours de la « fête de la langue française », Bernard Lugan s'est vu décerner le Prix Daudet.

[modifier] Influence de Bernard Lugan

  • Le journaliste et historien Jean Sévillia s'est servi du livre Afrique de la colonisation philanthropique à la recolonisation humanitaire (1993) de Bernard Lugan pour écrire son best-seller Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique (2003), vendu à plus de cent mille exemplaires.
  • La revue L'Afrique réelle, naguère publiée par Bernard Lugan, rencontrait un lectorat assidu dans les milieux diplomatiques.
  • Enfin, Sonia et Alexandre Poussin, voyageurs passionnés de l'Afrique et auteurs de Africa Trek : 14 000 kilomètres dans les pas de l'Homme, racontèrent sur Radio Courtoisie qu'ils sont tombés amoureux du "continent noir" et de sa beauté grâce à la revue l'Afrique réelle de Bernard Lugan. [19]

[modifier] Biographie

Modèle:Avertissement En 1968, il aurait été membre de l’Action française (Restauration nationale)[20]. et aurait eu en charge les « commissaires d’AF », service d’ordre qui menait des opérations contre les groupes de commando d’extrême gauche.[21]

En 1969, Bernard Lugan est licencié d'histoire et de géographie à Paris X-Nanterre. De 1972 à 1982, il est coopérant au Rwanda, assistant d’histoire et de géographie à l’Université Nationale puis à celle de Butare et enfin à celle de Ruhengeri. En 1976, il obtient sa thèse de 3ème cycle intitulé L'Économie d'échange au Rwanda de 1850 à 1914.

En 1982, il est recruté à l’Université Jean Moulin Lyon III, et passe l'année suivante sa thèse d’État Entre les servitudes de la houe et les sortilèges de la vache : le monde rural dans l'ancien Rwanda, sous la direction de Jean-Louis Miège.

En 1985, il est maître-assistant à Lyon 3 (promu maître de conférences de 1re classe en 1990). Il entre au Comité National Universitaire deux années plus tard.

En 1985, Bernard Lugan préside le jury d’une thèse de 3e cycle d’un étudiant tunisien, Abdelhamid Bdioui, soutenue à Lyon III, portant sur « L’image de l’Arabe et du Musulman dans la presse écrite en France (1967-1984) » sous la direction de Roger Deladrière, responsable de la section d’arabe de la faculté des langues de Lyon 3. Dans cette thèse, le MRAP est qualifié de "mouvement judéo-bolchévique" et la LICRA "mouvement judéo-capitaliste". "Elle comporte des citations des Protocoles des Sages de Sion et reprend l’idée de « l’existence d’un groupe de pression à l’échelle internationale qui manie les mass-médias » (…). Cette thèse a été admise en soutenance mais elle a obtenu la mention « passable », la plus mauvaise." Pour sa part, Bernard Lugan a souvent expliqué qu' "il avait été « réquisitionné » (par Jacques Goudet) pour faire partie du jury et que dans le rapport, il a fait état de ses réserves quant à ce travail " [22]

En 1986, Bernard Lugan publie son premier ouvrage, consacré à l'Afrique du Sud. La revue L'Histoire lui ouvre ses colonnes pour un débat contradictoire avec deux autres spécialistes de l'Afrique du Sud ayant publié récemment un ouvrage sur ce pays.

En 1990, dans le quotidien Présent, il publie un Manifeste pour les libertés universitaires après que Bernard Notin, eut publié un article révisionniste [[Conseil d'Etat, C.E. N' 159236 du 28 septembre 1998]] :

« À Lyon, l'une des Universités a été sommée de se prononcer sur les thèses exprimées par l'un des siens dans une revue connue et de bonne tenue scientifique. […] Injonctions et pressions ont contraint le Président de l'Université à saisir la commission disciplinaire, dont la compétence est en l'occurrence douteuse.
Nous appelons nos collègues […] à défendre les libertés universitaires contre l'insupportable police de la pensée. »

En 1992, il contribue au recueil Rencontres avec Saint-Loup édité en hommage à l'ancien écrivain et Waffen-SS français Marc Augier. Lugan contribue égallement à Identités, la revue théorique du Front national. Reprenant les prospectives qu'il avait expliquées dans son livre, et alors que l'Afrique du Sud est en pleine transition constitutionnelle, il se déclare partisan d'un "État afrikaner" au sein d'une confédération ou d'un état décentralisé [23], seul susceptible de garantir la « survie de l'identité blanche » et d'éviter le sort des anciens colons de Rhodésie du Sud. Dans ce cadre, il soutient le rapprochement des conservateurs Afrikaners avec les conservateurs zoulous de l'Inkhata (ces derniers réclament la création d'un état Zoulou dans la province du Natal) dans l'"Alliance des libertés" afin de contrer la conquête du pouvoir par le Congrès National Africain, contrôlé par l'ethnie Xhosa et partisan d'une centralisation des pouvoirs.

En février 1993, il fête Mardi gras en venant à son cours déguisé en uniforme du 6ème Régiment de lanciers du Bengale, avec couvre-chef et cravache à la main. Ses adversaires sautent sur l'occasion pour provoquer un scandale, dénonçant le fait que Lugan aurait pratiqué annuellement ce "rituel".[24]

En effet, le thème du cours du jour portait sur la chanson comme source auxiliaire de l’Histoire, cours dont le programme était le suivant :

« La poésie musicale et la riche diversification du chant que nous allons commenter aujourd’hui constituent le point d’orgue, pour ne pas dire l’Oméga de toute pensée historique digne de ce nom […]. Ce Chant nous entraîne à la recherche de cet horizon toujours plus lointain qui a toujours lancé sur les pistes les hommes en bonne santé morale. Il y a cinq siècles nos ancêtres découvraient l’Amérique, il y a cent ans l’Infanterie de Marine faisait retentir ses mâles chansons du Tonkin jusqu’au Soudan. [25]

Il fait reprendre La coloniale, un chant qui, s'il était naguère, et demeure encore populaire dans certains corps de l'armée française dont les Troupes de marine, est qualifié de « raciste et sexiste » par le rapport de la Commission sur le révisionnisme et le négationnisme à l'Université Lyon-III (page 251). Les paroles incluent le couplet suivant :

« Les officiers se payent les Japonaises
Tandis que nous, pauvres marsouins fauchés
Nous nous payons c' qu'on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons niaquoués »[26]

En septembre de la même année, Bernard Lugan crée la Société Unipersonnelle à Responsabilité Limitée « Afrique Réelle » éditant la revue éponyme. Celle-ci sera éditée pendant une douzaine d'années, et vendue uniquement sur abonnement. Aux États-Unis, plusieurs grandes universités américaines dont Columbia s'y abonnent, ce qui n'est le cas d'aucune université française. Le 18 mai 2005, pris à la gorge par les cotisations sociales, Bernard Lugan dissout la société de publication « Afrique Réelle ».

En 1997, le Conseil d'État condamne l'État à lui verser 10.000 francs de dommages et intérêts, et annule le recrutement de professeur d'histoire pour lequel sa candidature avait été indumment exclue (Arrêt du Conseil d'Etat, Rapporteur Valérie Pécresse).

En mars 2001, Bernard Lugan est promu « maître de conférences hors classe » sur le contingent de l'Université. « La décision provoque la colère des associations et même, fait inhabituel, une pétition signée par plus de cinquante africanistes français dont certains sont assez connus »[27] (Rapport Rousso). Ils déclarent dans la pétition :

« Nous nous élevons avec vigueur contre cette distinction qui est susceptible de jeter le discrédit sur l’ensemble des études africanistes en France. En effet, qu’il s’agisse de l’Afrique du Sud, du Maroc ou de l’Afrique des Grands Lacs, les travaux de Bernard Lugan ne sont pas considérés comme scientifiques par la plus grande partie de la communauté universitaire. En revanche, à travers des articles élogieux et des interviews complaisantes, parus dans Minute, Présent et National Hebdo, ces travaux ont servi de support à des thèses défendant l’apartheid en Afrique du Sud, les fondements racialistes de l’histoire africaine et faisant l’apologie de la colonisation. Nous nous élevons donc contre cette promotion et demandons aux autorités compétentes de suspendre son application. »[28]

Ces universitaires, qualifiés d'« africanistes tiers-mondistes » par Lugan, dénoncent ce qu'ils appellent une « vision racialiste » de l'histoire (ses livres sur le Rwanda, le Maroc et l'Afrique du Sud sont visés).

Il porte alors plainte pour dénonciation calomnieuse, tandis qu'aucun des signataires n'accepte de confrontation publique pour comparer leurs arguments. Gilles Guyot, président de l'université Lyon III dénoncera une « querelle d'africanistes jaloux », « parisiens », reconnaîtra que Lugan « a beaucoup d'ennemis dans la profession » et soutiendra la promotion approuvée par 13 voix sur 19 au nom de la liberté de pensée universitaire (interview à M Lyon de novembre 2001). Lugan commente : « En France, la compétence n'est pas reconnue, il faut être pédé, franc-maçon, ou syndicaliste de gauche pour progresser. »[29]

La même année, son Atlas historique de l'Afrique reçoit une note bibliographique élogieuse du journaliste Jean de la Guérivière, dans la revue Géopolitique africaine.

En août 2001, lors de la conférence de Durban sur le racisme, Bernard Lugan est pris à parti dans un discours par le président sénégalais Abdoulaye Wade auquel il s'était opposé quelques années plus tôt dans un débat sur le colonialisme et le post-colonialisme. Abdoulaye Wade reproche à Bernard Lugan de "n'accorder aux Africains qu'une place dérisoire dans l'histoire" et n'admet pas que celui-ci rappelle que l'esclavage n'était pas le fait des seuls blancs[30] (Le Quotidien de Paris du 26 février 1990). Toujours en 2001, au cours de la « fête de la langue française », Bernard Lugan s'est vu décerner le Prix Daudet.

En novembre 2003, Bernard Lugan est nommé expert par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda siégeant à Aruscha (Tanzanie), et cité par la défense d'Emmanuel Ndindabahizi, ancien ministre des Finances rwandais, alors accusé de génocide et de crimes contre l'humanité.

Par ailleurs, depuis le début des années 1980, Bernard Lugan a participé à diverses publications généralement classées à droite telles que : Le Figaro, Le Spectacle du monde, Paris-Match, Minute, Présent, et participe, en 1990 aux Cahiers de Chiré. Il a animé en 1990 un débat sur l'Afrique à la demande de l'Association pour la défense de la mémoire du Maréchal Pétain. Au printemps 1994, Bernard Lugan participe à un numéro du Crapouillot à l'occasion de deux contributions sur les nationalismes zoulou et afrikaner à l'occasion des premières élections multiraciales en Afrique du Sud.

Il anime une émission mensuelle sur Radio Courtoisie, avec Dominique Venner et Philippe Conrad, participe à des conférences à l'École de Guerre du Centre des Hautes Études Militaires. Bernard Lugan se dit de sensibilité monarchiste mais a appartenu brièvement au Parti républicain, ancêtre de Démocratie libérale.

Bernard Lugan est président de l'association pour le rétablissement du duel qui comptait parmi ses membres Vladimir Volkoff.

[modifier] Citations

  • A propos du génocide rwandais :

"Aucune étude sérieuse n'a été faite jusqu'à présent sur la question". (...)"La France ne porte aucune responsabilité dans un génocide commis par des Rwandais qui ont massacré d'autres Rwandais". Octobre 2005, L'indigeste, Revue de l'association des étudiants en langues et lettres de Lyon 3

[modifier] Œuvres

  • Histoire de l'Afrique du Sud, 1Modèle:Re éd. : Perrin, coll. « Vérités et légendes », Paris, 1986, 272 p. (ISBN 2-262-00419-6) Rééd. 1990 : 288 p. (ISBN 2-262-00847-7). Rééd. 1995 : 282 p. (ISBN 2-262-00847-7)
  • Bernard Lugan et Arnaud de Lagrange, Le Safari du Kaiser, La Table Ronde, Paris, 1987, 231 p. (ISBN 2-7103-0325-6)
  • Huguenots et Français : ils ont fait l'Afrique du Sud, La Table ronde, Paris, 1988, 296 p. (ISBN 2-7103-0341-8)
  • Afrique : l'histoire à l'endroit, Perrin, coll. « Vérités et légendes », 1989, 285 p. (ISBN 2-262-00711-X) Rééd. : 1996
  • Robert de Kersauson : le dernier commando boer, éd. du Rocher, 1989
  • Villebois-Mareuil, le La Fayette de l'Afrique du Sud, éd. du Rocher, 1990
  • Cette Afrique qui était allemande, Jean Picollec, coll. « Documents dossiers », Paris, 1990, 267+16 p. (ISBN 2-86477-108-X)
  • Afrique, bilan de la décolonisation, 1Modèle:Re éd. : Perrin, coll. « Vérités et légendes », Paris, 1991, 304 p. (ISBN 2-262-00893-0). Rééd. : 1996 (ISBN 2-262-01184-2)
  • La Louisiane française : 1682-1804, Perrin, coll. « Vérités et légendes », Paris, 1994, 273 p. Titre alternatif : Histoire de la Louisiane française : 1682-1804 (ISBN 2-262-00094-8)
  • Afrique : de la colonisation philanthropique à la recolonisation humanitaire, C. de Bartillat, coll. « Gestes », Étrépilly, 1995, 390 p. (ISBN 2-84100-003-6)
  • Ces Français qui ont fait l'Afrique du Sud, Bartillat, coll. « Gestes », Étrépilly, 1996, 430 p. (ISBN 2-84100-086-9)
  • Histoire du Rwanda : de la préhistoire à nos jours, Bartillat, Paris, 1997, 606 p. (ISBN 2-84100-108-3)
  • La guerre des Boers : 1899-1902, éd. Perrin, Paris, 1998, 364+8 p. (ISBN 2-262-00712-)
  • Histoire du Maroc : des origines à nos jours, éd. Perrin et éd. Critérion, coll. « Pour l'histoire », Paris, 2000, 363 p. (ISBN 2-262-01644-5)
  • Atlas historique de l'Afrique des origines à nos jours, Éd. du Rocher, Paris, Monaco, 2001, 268 p. (ISBN 2-268-03903-X)
  • Histoire de l'Égypte, des origines à nos jours, éd. du Rocher, Paris, Monaco, 2002, 290 p. (ISBN 2-268-04173-5)
  • God Bless Africa : contre la mort programmée du continent noir, éd. Carnot, Chatou, 2003, 329 p. (ISBN 2-912362-84-9)
  • Rwanda : le génocide, l'Église et la démocratie, éd. du Rocher, Paris et Monaco, 2004, 234 p. (ISBN 2-268-05060-2)
  • François Mitterrand, l'armée française et le Rwanda, éd. du Rocher, Paris, Monaco, 2005, 288 p. (ISBN 2-268-05415-2)
  • Pour en finir avec la colonisation, éd. du Rocher, 2006, 386 p. (ISBN 2268060209)
  • Rwanda. Contre-enquête sur le génocide, éd. Privat, 2007, (ISBN 2708968750)

[modifier] Notes

  1. maître de conférences à l'Université de Lyon III, responsable du module Histoire et géostratégie de la francophonie
  2. Le Professeur Jean-Louis Miège ne cache pas « ses réticences, ouvrant une discussion approfondie sur les sources, la bibliographie et déniant au travail le caractère d'histoire fiable », extrait du procès verbal de soutenance de thèse de Bernard Lugan, 21 novembre 1983, page 3, cité dans le Rapport sur le négationnisme et le racisme à l'Université Lyon 3, établi en juin 2002 par le Conseil Lyonnais pour le respect des droits (entité associative directement liée à la mairie lyonnaise)
  3. Rapporté par Henri Rousso dans son rapport sur le négationnisme et le racisme à l'Université Lyon 3, p 72/263
  4. voir notamment Le génocide rwandais: comment il a été préparé
  5. Témoignages sur l'enseignement de Bernard Lugan recueillis auprès de collègues par la Commission sur le négationnisme et le racisme à l'Université Lyon 3 dans son rapport sur le négationnisme et le racisme à l'Université Lyon 3, p 73/263
  6. voir la pétition citée plus haut
  7. Une partie de ces critiques a été exposée dans un dossier de la revue Afrique et Histoire, n° 3, 2005[1]
  8. Pierre Boilley, in Afrique et Histoire, 3, 2005, pp. 196-198
  9. Dans son compte rendu de l’ouvrage Le safari du Kaiser (écrit en collaboration avec Arnaud de Lagrange), René Pélissier prétend relever plusieurs dates fausses, une « méconnaissance de la situation locale » et décrit un livre au « parti hybride mi-romancé mi-historique » marqué par la « nostalgie d’une "mystique teutonique" », voir Politique étrangère, 1988, 53, 3, pp. 787-788 [2]
  10. Sophie Pontzeele, Burundi1972/Rwanda1994 : l’efficacité dramatique d’une reconstruction idéologique du passé par la presse, thèse Lille 1 juin 2004, p. 66 : « Dans l’ensemble de son ouvrage, il (B. Lugan) fonde la plupart de ses affirmations sur des citations et des références à des auteurs sans évoquer la nature des enquêtes, des recherches ou des observations qui ont permis à ces derniers de construire leur analyses. Les observateurs du Rwanda qu’il cite le plus souvent à l’appui de ses thèses ont écrit durant la période coloniale »[www.univ-lille1.fr/bustl-grisemine/ pdf/extheses/50377-2004-8-9.pdf]
  11. M. Kabanda, in Afrique et Histoire, 3, 2005, pp. 200-201
  12. Rwanda : le génocide, l'Église et la démocratie, éd. du Rocher, 2004, pp. 213/222
  13. Afrique et Histoire, 3, 2005, p. 188
  14. Jean-Pierre Chrétien, Afrique et Histoire, 3, 2005, p. 188 qui cite ici B. Lugan, God bless Africa, éd. Carnot, 2003
  15. [3]
  16. lettre du doyen de la faculté des Lettres de l'Université Nationale du Rwanda (Emmanuel Ntezimana) datée du 5 décembre 1981
  17. http://www.african-geopolitics.org/home_french.htm
  18. http://www.rwanda-info.net/index.php?option=com_content&task=view&id=514&Itemid=128
  19. Propos tenus sur Radio Courtoisie, dans le libre journal de Hugues Sérapion du 6 janvier 2007.
  20. Jean-Paul Gautier, La Restauration nationale. Un mouvement royaliste sous la 5e république, Paris, Syllepse, 2002, p. 319. L'auteur mentionne seulement qu'à RN il dirigeait un "service d'ordre".
  21. Rapport Rousso, p. 72.
  22. Rapport Rousso, p. 73.
  23. Quand le négationnisme s'invite à l'université, Didier Daeninckx et biographie Radio Courtoisie
  24. Rapport Rousso, p. 152.
  25. Rapport Rousso, p. 153.
  26. Chants des troupes de marine
  27. Rapport Rousso, p. 219.
  28. Rapport Rousso, p. 219.
  29. Le Monde, 7-8/10/2001, p. 11.
  30. résumé des interventions à la conférence[4] et texte intégral du discours d'A. Wade[5]

[modifier] Liens externes