Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

Un article de ERUDITUS.

(Redirigé depuis FSSPX)

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, ou FSSPX, est une société de prêtres catholiques dont les buts sont « de former des prêtres et créer des séminaires » selon la Tradition quasi-bimillénaire de l'Église; Tradition bafouée lors et depuis le concile Vatican II. La FSSPX a son siège à Menzingen (en Suisse)[1].

Fondée en 1970, la FSSPX, aux statuts d'abord reconnus puis réfutés, entreprit dans les années 80 une série de négociations avec le cardinal Ratzinger afin d'obtenir à nouveau la reconnaissance officielle de la société elle-même mais aussi afin d'obtenir la reconnaissance des positions qu'elle défend en accord avec la foi catholique de toujours. Lorsque, en 1988, Mgr Marcel Lefebvre ordonna lui-même quatre évêques sans l'accord du pape Jean-Paul II, le Vatican prononça leur excommunication, provoquant un soit-disant schisme[2] avec l'Église catholique.

Des négociations avec le Vatican en vue de la réintégration de la communauté dans le giron de l'Église catholique amènent à la levée de l'excommunication des évêques en janvier 2009, dont Mgr Fellay le Supérieur Général de la fraternité. Il y a cependant un "vide canonique" concernant la fraternité et ses prêtres (et non ses fidèles) que certains traduisent par une "communion incomplète" par malice, par ignorance ou par diplomatie. Les discussions entre le Vatican et la FSSPX continuent à un rythme bimestriel depuis l'automne 2009.

Sommaire

[modifier] Buts, droit et organisation

Buts

Aux termes de ses statuts[3], la FSSPX, a pour but « le sacerdoce et tout ce qui s'y rapporte et rien que ce qui le concerne », principes qui impliquent, entre autres, « d'orienter et réaliser la vie du prêtre vers ce qui est essentiellement sa raison d'être : le saint sacrifice de la Messe » tout en évitant « avec soin les erreurs modernes, en particulier le libéralisme et tous ses succédanés. » En pratique, cela sous-entend le maintien du rite tridentin, une théologie fondée sur saint Thomas d'Aquin et une critique virulente des « erreurs modernes ».

Droit

Elle considère que son retrait d'approbation prononcé en 1975 est juridiquement nul car entaché d'irrégularités[4].

Du point de vue du droit canonique de l'Église catholique romaine, si la FSSPX fut une œuvre d'Église entre 1970 et 1975, elle ne l'est plus aujourd'hui et ne reçoit de Rome aucune forme d'approbation ou de reconnaissance. De plus, depuis les sacres d'évêques en 1988, Mgr Lefebvre, son co-célébrant Mgr Antonio de Castro-Mayer, et les quatre nouveaux évêques sont excommuniés[5]. Néanmoins, à plusieurs reprises, le cardinal Castrillon Hoyos, président de la commission pontificale Ecclesia Dei a indiqué dans les médias que la FSSPX était à l'intérieur de l'Eglise, mais qu'il lui manquait néanmoins « une plus parfaite communion ».

Enfin du point de vue des pouvoirs politiques, le Bureau des cultes du ministère de l'Intérieur français[6] la considère comme une association cultuelle chrétienne indépendante de l'Église catholique romaine et n'ayant aucun contact avec elle. La situation est la même dans la majeure partie des pays du monde où elle est présente.

Organisation

La FSSPX compte aujourd'hui 510 prêtres (fin 2010, leurs effectifs devraient avoisiner les 530 suite aux ordinations prévues) , 200 séminaristes dans six séminaires (dont le plus célèbre, à Écône, fut fondé en 1971), 120 frères, 170 religieuses, 85 oblates et revendique quelques 500.000 fidèles dans au moins 30 pays.

Le supérieur de la FSSPX est Mgr Bernard Fellay, qui fut sacré le 30 juin 1988 par Mgr Lefebvre avec trois autres prêtres[7]. La Fraternité est organisée en 13 « districts », c'est-à-dire des pays ou groupes de pays où elle possède plus de 3 prieurés formés et en 6 « maisons autonomes », qui sont des districts en préparation.

En France, l'une des implantations les plus connues est l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet[8], dans le Ve arrondissement de Paris. L'occupation par la force de cette église a été reconnue comme irrégulière par la justice française. À la demande du curé affectataire une décision d'expulsion a été obtenue mais jamais exécutée. Sous la mandature Delanoë, le groupe des Verts a effectué de nouvelles tentatives, désapprouvée par le Maire, pour obtenir que la FSSPX soit expulsée mais sans succès : cette décision n'appartenant de toute façon pas à la Mairie, mais à l'Archevêché de Paris, à qui échoit l'affectation de cette église (Voir plus haut).

[modifier] Histoire de la FSSPX

[modifier] Les débuts (1970-1988)

Le 1er novembre 1970, Mgr Marcel Lefebvre fonde à Écône (Suisse) la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à la demande de plusieurs séminaristes français. Les buts de cette fraternité sacerdotale sont « le sacerdoce et tout ce qui s’y rapporte et rien que ce qui le concerne ». Avec l'autorisation de Paul VI, l'institution est érigée canoniquement par Mgr Charrière, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg en tant que « pieuse union » pour une durée de trois ans ad experimentum renouvelables. De son côté, l'évêque de Sion l'autorise à fonder un séminaire à Écône.

Par la suite, Mgr Lefebvre continue de stigmatiser, plus ou moins violemment, la politique d'ouverture post-conciliaire, attaquant en particulier le dialogue inter-religieux auquel s'essaie l'Église catholique. Le 21 novembre 1974, il publie un manifeste résumant ses positions :

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. (…)
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l'Église depuis dix-neuf siècles. S'il arrivait, dit saint Paul, que nous-mêmes ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu'il soit anathème. (Gal. 1:8). N'est-ce par ce que nous répète le Saint-Père aujourd'hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l'Eglise. (…)
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d'adopter cette Réforme et de s'y soumettre de quelque manière que ce soit. (…)
C'est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l'étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures. C'est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les moeurs, le culte, l'enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l'institution de l'Église, par l'Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l'influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle[9]. »

En conséquence, au printemps 1975, le nouvel évêque de Fribourg retire l'autorisation accordée par son prédécesseur à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[10][11]. Malgré cela Mgr Lefebvre décide de continuer son action de formation de prêtres, et en juin 1976, il ordonne treize prêtres sans lettres dimissoires[12].

Le 22 juillet 1976, Paul VI frappe Marcel Lefebvre d'une suspense a divinis[13] pour son opposition au Concile Vatican II et son opposition aux réformes qui s'y rattachent[14] et la Fraternité est dissoute. En réponse, dans une interview au Figaro, Mgr Lefebvre décrit Vatican II comme « un concile schismatique » [15]». Et le 29 août, Mgr Lefebvre célèbre la « messe de Lille »[16]. Après un entretien personnel sans succès Paul VI. condamnait l'erreur dogmatique du fondateur.[17]

Après cette première fêlure dans l'union avec Rome, Mgr Lefebvre et la Fraternité Saint-Pie-X choisissent de continuer leur action en formant des prêtres, ouvrant des lieux de culte dans tout le monde chrétien avec la volonté de « maintenir et perpétuer le sacrifice glorieux et expiatoire du Christ dans l'Église »[18]. Peu à peu, la fraternité se dote d'une structure hiérarchique distincte et parallèle vis-à-vis des évêchés et paroisses de l'Église romaine, dans le but de « maintenir la Sainte Église catholique et romaine, vouloir la continuer et la continuer par le Sacerdoce[19] ». Le 3 octobre 1984, Rome publie la lettre Quattuor abhinc annos[20] libéralisant sous certaines conditions la célébration du rite tridentin, sous la juridiction des évêques. La FSSPX, tout en se réjouissant de ce premier pas, reste très méfiante envers la hiérarchie diocésaine et demande une libéralisation générale des livres de 1962 ainsi qu'un statut juridique directement soumis au pape[21].

Mgr Lefebvre critique sévèrement la visite d'une synagogue par Jean-Paul II, ou les rencontres inter-religieuses d'Assise en 1986. À l'occasion de cette rencontre, donnant lieu à des prières pour la paix mondiale, tous les représentants religieux présents avaient prié chacun leur Dieu. Pour la tradition catholique, cela peut sembler dire que « toutes les religions se valent », ce qui fut toujours condamné par l'Église catholique[22]. Mgr Lefebvre affirme, lors d'une conférence spirituelle à Écône, que le pape est alors inspiré par le diable et les francs-maçons.

[modifier] L'épreuve

Les rapports sont maintenus avec Rome, et une tentative de normalisation de la situation de la FSSPX a lieu le 5 mai 1988, par la signature d'un accord entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre. Cet accord[23] reconnaissait le principe de l'ordination d'un évêque, le maintien de « la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière ». Mais le lendemain, 6 mai, Mgr Lefebvre revient sur sa signature[24].

Se sentant vieillir, et voulant garantir la pérennité de son œuvre, Mgr Lefebvre décide de procéder à des sacres d'évêques, même sans l'accord de Rome. Ce qu'il fait, malgré les mises en garde canoniques[25], le 30 juin 1988. Mgr Lefebvre, assisté de Mgr Antonio de Castro-Mayer, évêque émérite de Campos, sacre quatre évêques, Alfonso de Galarreta, Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais et Richard Williamson.

Ce sacre d'évêques malgré l'interdiction de Rome relève de l'excommunication latæ sententiæ : l'individu s'excommunie lui-même, du simple fait de son acte, mais l'excommunication doit faire l'objet d'une déclaration publique. C'est ce que fait le cardinal Gantin, le 1er juillet 1988 par le décret Dominus Marcellus Lefebvre : il avertit toute personne de bonne volonté que Mgr Lefebvre a « posé un acte schismatique » en citant les canons 1364-1 et 1382 du Code de droit canonique

« L'apostat de la foi, l'hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latæ sententiæ. » « L'Évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu'un Évêque, et de même celui qui reçoit la consécration de cet Évêque encourent l'excommunication latæ sententiæ réservée au Siège Apostolique[5]. »

Il déclare donc excommuniés Mgr Lefebvre]] lui-même, Mgr de Castro-Mayer, évêque co-consécrateur, et les quatre nouveaux évêques. Le 2 juillet 1988 par le motu proprio Ecclesia Dei[26], Jean-Paul II rappelle aux fidèles que nul ne doit ignorer que « l'adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l'excommunication prévue par le droit de l'Église ».

[modifier] De 1988 à 2005

[modifier] Les « ralliés » ou « communautés Ecclesia Dei »

Certaines communautés de la mouvance de la FSSPX, comme les bénédictins du Barroux, n'acceptent pas la situation de schisme provoquée par les sacres du 30 juin. Ils sont canoniquement accueillis dans l'Église catholique en juillet 1988. Quelques prêtres de la FSSPX fondent la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, sur le modèle des accords du 5-Mai. Une commission cardinalice — la commission pontificale « Ecclesia Dei » — veille aux applications pratiques du motu proprio.

[modifier] L'affaire de Campos

Jusqu'en 2000, il n'y a plus de relations officielles entre Rome et la Fraternité. Celle-ci s'attache à développer son implantation mondiale et à fustiger les « ralliés »[27]. En août 2000, la Fraternité Saint-Pie-X effectue un pèlerinage à Rome dans le cadre du Jubilé. À cette occasion, divers membres importants dont Mgr Fellay, le supérieur général, rencontrent le cardinal Castrillon-Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei. Durant toute cette année 2000, les rencontres se multiplient[28], mais à la mi-2001 les relations sont au point mort.

Une des communautés de la mouvance de la fraternité Saint-Pie-X, l'Union Saint-Jean-Marie-Vianney, de Campos au Brésil, dirigée par Mgr Rangel, continue quant à elle les pourparlers avec le Vatican, reconnaît le concile Vatican II interprété à la « lumière de la tradition » et la validité et licéité du rite de Paul VI et obtient le 18 janvier 2002 le statut « d'administration apostolique de caractère personnel » soumise directement au pape[29]. Le rite tridentin leur est reconnu comme rite propre.
En août 2002, l'abbé Régis de Cacqueray devient le nouveau Supérieur du District de France de la FSSPX.

[modifier] Départ de l'Abbé Laguérie

Au sein de la Fraternité Saint-Pie-X, ce genre d'accord paraît satisfaisant à certains. Ainsi, au cours de l'année 2003, l'abbé Paul Aulagnier, ancien supérieur du district de France, exprime son soutien aux « accords de Campos » ; il est exclu de la FSSPX en octobre 2003. En 2004, l'abbé Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet exprime son mécontentement quant au fonctionnement des séminaires et à certains choix de la Fraternité ; il fait l'objet d'une mutation disciplinaire au Mexique, qu’il refuse. Mgr Bernard Fellay déclare alors que l’abbé Laguérie « ne faisait plus partie de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ». La sanction est la même pour ceux qui lui avaient manifesté son soutien, tels les abbés Guillaume de Tanoüarn, Christophe Héry et Henri Forestier.

[modifier] De l'élection de Benoît XVI à 2008

[modifier] Reprise des contacts

En septembre 2005, les contacts sont renoués entre Mgr Fellay et le Vatican, dans la mesure où Benoît XVI jouit d'un plus grand crédit auprès des catholiques traditionalistes. Le premier point réclamé par Mgr Fellay — l'extension du droit de célébrer la messe selon le rite ancien, dit « de saint Pie V » — a abouti (Motu Propio pour la libération de la messe). Le second — la levée des excommunications touchant les quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre en 1988 — ne devrait pas poser de problème.

De ce fait, la réintégration des « évêques excommuniés » et des presque 500 prêtres de la Fraternité semble possible, mais très difficile, selon les mots du cardinal Castrillón-Hoyos de la commission pontificale Ecclesia Dei. En janvier 2006, la FSSPX avait cependant annoncé des « progrès » dans les contacts avec la commission pontificale Ecclesia Dei.

Outre cette reprise du dialogue, de nouveaux ralliements se produisent au bénéfice de la FSSPX. Le 30 juillet 2006, un pasteur luthérien suédois, Sten Sandmark, abjure le luthéranisme et fait profession de foi catholique en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet devant Mgr Tissier de Mallerais[30]. La Fraternité Saint-Josaphat, fondée en 2001, regroupant des prêtres de rites slavons en Ukraine, se place dans la mouvance FSSPX en demandant à celle-ci des professeurs pour son séminaire. Mgr Tissier de Mallerais ordonne un prêtre de cette communauté en 2003.

[modifier] Création de l'Institut du Bon-Pasteur

Le 8 septembre 2006, les abbés Philippe Laguérie, Guillaume de Tanoüarn, Paul Aulagnier, Christophe Héry et Henri Forestier rejoignent la pleine communion avec l'Église catholique romaine au sein de l'Institut du Bon Pasteur[31], avec l'usage exclusif des livres de 1962 et le droit à une « critique constructive » du concile Vatican II.

[modifier] Le motu proprio Summorum Pontificum

Par le motu proprio Summorum Pontificum, publié le 7 juillet 2007, le pape Benoît XVI, qui en tant que préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi était très sensibilisé au « problème traditionaliste », remet en valeur le rite tridentin. Dans sa lettre aux évêques qui accompagne le motu proprio, le pape précise que l'un des buts de ce texte est la « réconciliation interne au sein de l’Église ».

Ces dispositions sont saluées par Mgr Fellay au nom de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Pour lui, ce « climat favorable instauré »[32] par Benoit XVI, et cette « indéniable avancée liturgique »[33] doivent précéder le retrait de excommunications et l'ouverture de vraies discussions doctrinales.

[modifier] 2009, amélioration des rapports entre le Vatican et la FSSPX

[modifier] Levée de l'excommunication

Par décret de la congrégation pour les évêques du 21 janvier 2009[34] signé par le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation, l'excommunication latae sententiae (c'est à dire de facto) qui frappait les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre, Mgr Bernard Fellay, Mgr Alfonso de Galarreta, Mgr Bernard Tissier de Mallerais et Mgr Richard Williamson, est levée[35].

Ce même décret ajoute que «  On espère que ce pas sera suivi de la réalisation rapide de la pleine communion avec l'Église, de toute la Fraternité de Saint Pie X[36] », signifiant que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X n'est pas encore considérée comme en pleine communion[37] avec l'Église de Rome. Ceci dit, la levée de cette excommunication n'est pas encore la réconciliation ou la réhabilitation mais l'ouverture de la voie vers la réconciliation.

La vive émotion qui naît au sein de l'Église catholique, à la suite des propos négationnistes de l'un des quatre évêques et face à l'amalgame, façonné et entretenu par certains milieux, avec la position de la FSSPX quant au concile Vatican II[38], amène Benoît XVI à préciser que la levée de l’excommunication, pour les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX), « ne signifiait pas de soi le retour à la pleine communion avec l'Église Catholique romaine. Selon des avis divergents, les prêtres et évêques de la FSSPX sont toujours, ou ne sont plus, considérés comme suspendus (suspens a divinis). Cependant, Mgr Bernard Tissier de Mallerais n'a jamais été suspens a divinis puisqu'il avait déjà été ordonné le 29 juin 1975[39], alors que la peine du Saint-Siège ne touchait que les prêtres ordonnés par Mgr Lefebvre à partir de juillet 1976[40].

[modifier] Motu proprio Ecclesiae unitatem

Publié le 8 juillet 2009 par le pape, le motu proprio Ecclesiae unitatem[41] précise les relations entre le Vatican et la FSSPX. En vertu de ce décret, la Commission pontificale Ecclesia Dei, instituée par Jean-Paul II en 1988, est désormais rattachée « de façon étroite » à la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Pour Benoît XVI, le différend de la FSSPX avec Rome est d'ordre « essentiellement doctrinal » et porte notamment sur l'acceptation par la FSSPX « du concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des papes ». Tant que cette question n'est pas résolue, il est à nouveau précisé que la FSSPX « n'a pas de statut canonique dans l'Église », « ses ministres ne peuvent exercer légitimement aucun ministère » et elle n'est pas dans la pleine communion de l'Église catholique. Cependant, la volonté affichée de Benoît XVI est bien de retrouver cette dernière : « Par cette décision, j'ai voulu en particulier faire preuve de sollicitude paternelle envers la "Fraternité Saint Pie X", dans le but de retrouver la pleine communion avec l'Église »[42].

[modifier] La période récente (de l'automne 2009 à aujourd'hui)

  • Les discussions doctrinales

Des discussions théologiques[43], portant sur divers points du concile Vatican II, sont en cours sur la base d'une réunion bimestrielle depuis l'automne 2009. La commission de la FSSPX est présidée par Mgr Alfonso de Galarreta; la vaticane est, elle, menée par le cardinal Levada.

  • « La Croisade du Rosaire »

La FSSPX a demandé à ses fidèles, entre 2009 et 2010, une "croisade du rosaire", véritable flot de prières, afin que la Russie soit consacrée au Cœur Immaculée de Marie tel que l'avait demandé Notre Dame à Fatima, le 13 juillet 1917 (et à Puy, le 13 juin 1929). Avril 2010, les fidèles de la FSSPX ont totalisé approximativement 19.000.000 de chapelets.

  • Les États-Unis : lieu du futur second grand séminaire

Les autorités de la FSSPX recherchent activement, aux États-Unis, un lieu propice à la fondation d'un second grand séminaire; le nombre de vocations grandissant et le séminaire d'Écône devenant ainsi trop petit.

[modifier] Doctrine

La rupture entre Rome et la Fraternité s'est faite en deux temps au plan juridique. Mais la séparation est due à des problèmes plus profonds reposant sur l'expression du dogme de l'Église catholique.

[modifier] Les points sensibles

Ainsi la FSSPX refuse l’aggiornamento et ce qu'elle nomme les mesures libérales du concile Vatican II, notamment :

[modifier] Une réponse romaine

Le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du clergé, énumère dans une lettre du 5 avril 2002 à Mgr Bernard Fellay plusieurs points de contestation, indiquant : « Je me permets (…) d'énumérer quelques-unes de ces attitudes et affirmations contradictoires dans lesquelles votre Fraternité semble s'être hasardée, qui suscitent la perplexité et sont en contradiction avec la Tradition de l'Église ».

Sur le plan doctrinal, le cardinal Castrillon-Hoyos rappelle les enseignements du premier concile du Vatican, selon lesquels la papauté est exempte de tout risque d'erreur. Pour lui, le magistère pontifical de Jean-Paul II ne contredit donc pas l'enseignement antérieur de l'Église. Il rappelle que les « états de nécessité » invoqués par la Fraternité pour justifier les ordinations de 1988 sont toujours soumis au jugement du pape et ne peuvent être invoqués contre celui-ci ou en dehors de lui. Enfin, il reproche aux prélats de la Fraternité leurs « manques de charité » et leur ton volontiers polémique[44].

[modifier] Liturgie

La FSSPX célèbre exclusivement la messe selon le rite dit « de saint Pie V » ou Rite tridentin, aujourd'hui dénommé forme extraordinaire du rite romain, en latin dans sa version de 1962. Elle reconnaît la validité de la messe (Novus Ordo) de Paul VI, la forme ordinaire, mais selon elle cette messe affaiblit l'expression de la doctrine sur le sacrement de l'Eucharistie. Ainsi, les disciples de Mgr Lefebvre dénoncent le caractère « équivoque » de la nouvelle liturgie qui serait, selon eux, susceptible de permettre une interprétation protestante de la messe : ils reprochent notamment à la réforme liturgique d'avoir affaibli et obscurci la conception traditionnelle de la messe (tel que son caractère propitiatoire par exemple) afin de faciliter le dialogue avec les communautés protestantes. Pour la FSSPX, la modification de la liturgie traditionnelle est emblématique des modifications apportées par le concile Vatican II. Mgr Lefebvre écrit ainsi dans une déclaration du 21 novembre 1974 :

« On ne peut modifier profondément la lex orandi sans modifier la lex credendi. À messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l'orthodoxie et au magistère de toujours. »

La publication du motu proprio Summorum Pontificum a levé une grande partie des difficultés dues à l'interdiction de facto du rite tridentin.

[modifier] Situation canonique

[modifier] Point de vue romain

Suite à une demande de Mgr Norbert Brunner, évêque catholique romain de Sion (Suisse), diocèse dans lequel sont situés, à Écône, le séminaire et la Fraternité Saint-Pie-X, Rome, par l'intermédiaire de la Congrégation des évêques et le Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, émet cet avis :

  1. Le droit canon revu en 1983 précise que le sacre d'évêque sans mandat du Saint-Siège cause une excommunication automatique (latæ sententiæ) du prélat qui ordonne et des ordinands. C'est à Rome que revient ensuite de rendre publique cette sanction. Par la lettre Dominus Marcellus Lefebvre[5] du 1er juillet 1988, le cardinal Gantin effectue cette procédure.
  2. le délit de schisme est, pour le Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, le processus d'éloignement de la communion hiérarchique[45]. En conséquence, le fait de persévérer dans la désobéissance à l'autorité légitime suite à l'acte schismatique de 1988, entraîne une scission entre la FSSPX et Rome.

Pour l'Église catholique, si tous les prêtres et évêques membres de la FSSPX sont validement ordonnés, leur statut juridique n'est pas conforme aux lois ecclésiales. En conséquence, baptême, eucharistie, confirmation, ordination et Extrême onction sont tout à fait valides, même si effectués dans un cadre illicite. En revanche, pour être valides, les sacrements de pénitence et de Mariage doivent être conférés par un ministre ayant reçu juridiction pour le faire. Pour ces deux sacrements, il y avait donc doute sur la validité[46].

Pour autant, le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du Clergé et président de la commission Ecclesia Dei explique le 13 novembre 2003 « Nous ne sommes pas face à une hérésie. On ne peut pas dire en termes corrects, exacts, précis qu’il y ait un schisme. Il y a, dans le fait de consacrer des évêques sans le mandat pontifical, une attitude schismatique. Ils sont à l’intérieur de l’Église. Il y a seulement ce fait qu’il manque une pleine, une plus parfaite – comme cela a été dit durant la rencontre avec Mgr Fellay – une plus pleine communion, parce que la communion existe. »

Mais le 23 février 2006, ce même cardinal précise dans un courrier au sujet du départ de séminaristes indiens de la FSSPX vers le diocèse : « Le témoignage de ces séminaristes donne raison aux sérieuses inquiétudes quant à la mentalité séparatiste qui les a entourés au séminaire de Goulburn. » Ainsi, pour lui, le schisme n'est pas consommé mais il peut le devenir. Il a confirmé cette opinion lors d'un entretien le 16 mars 2007[47].

[modifier] La position de la Fraternité Saint-Pie-X

Dès les sacres de 1988, la FSSPX publie plusieurs articles justifiant ses choix. À la fin des années 1990, la FSSPX lance une campagne d'information auprès de ses fidèles. Un tract est largement distribué, proclamant en première page :
« La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est-elle schismatique ? excommuniée ? Rome répond non ! Les fidèles peuvent-ils assister à une Messe de Saint Pie V célébrée par un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X ? Oui ! »

La base argumentaire repose sur plusieurs points :

L'état de nécessité 
« En effet, lorsque l'extrême ou quasi extrême nécessité spirituelle de l'individu (danger de mort) ou la grave nécessité spirituelle d'un grand nombre (par exemple la diffusion incontestée d'une hérésie) le requièrent, et que le secours des Pasteurs ordinaires manque, toutes les limitations posées par le droit ecclésiastique tombent, et tout ministre de Dieu (prêtre ou Évêque) a le devoir de faire, donc légalement, même « sans l'autorisation nécessaire », tout ce qu'il peut validement faire par droit divin en vertu de son pouvoir d'ordre. S'il ne le faisait pas, il pécherait mortellement, parce que le droit divin naturel et positif oblige à secourir, chaque fois que c'est possible, toute personne en état de grave nécessité. » (Voir, entre autres, Saint Alphonse, Teologia Moralis, I.3, tract. 3 n. 27 et I.6, tract. 4, n. 560 ; F. Suarez De charitate disput. 9, sect. II, n. 4 : Billuart De charitate disert. IV, art. 3 ; Saint Thomas, S. Th. Suppli Q. 8 a. 6.3 ; Cappello, Summa Iuris Canonici vol. I, p. 258, n. 258 § 2.)[48].
La soit-disant volonté de schisme 
Pour qu'il y ait schisme, selon le canon n°1364, il faut qu'il y ait volonté de créer une église parallèle. Or, pour la FSSPX, cette volonté n'a jamais existé, donnant pour arguments que lors de la messe les prêtres prient pour le pape régnant, que les sédévacantistes sont exclus de la Fraternité, et que la Fraternité adhère totalement à la doctrine catholique. De plus, pour eux, Rome n'a jamais défini en quoi la FSSPX était schismatique.
L'invalidité des excommunications 
Citant le canon n°1323 « N'est punissable d'aucune peine la personne qui, lorsqu'elle a violé une loi ou un précepte, a agi forcée par une crainte grave, ou bien poussé par la nécessité, ou pour éviter un grave inconvénient, a commis une violation… », ainsi que le canon n°1324, qui réduit la peine pour celui qui se croyait en état de nécessité, la FSSPX défend le fait que s'il y a eu acte schismatique, les circonstances atténuantes de ces deux canons font que le terme d'excommunication n'aurait pas dû être prononcé et que celle-ci était par là-même invalide[49].

[modifier] Controverses et polémiques

[modifier] La FSSPX et le sédévacantisme

La situation irrégulière de la Fraternité Saint-Pie X entraîne une remise en cause de la pleine soumission au pouvoir pontifical. Si la position officielle de la Fraternité est un refus du sédévacantisme[50], il arrive parfois (mais rarement) que certains de ses membres affirment la vacance du Saint-Siège. A moins d'une rétractation, ceux-ci sont alors exclus de la FSSPX[51].

[modifier] La Fraternité et la politique

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X reprend la doctrine catholique quant à l'engagement en politique : « L'action politique, réellement politique, concrètement politique, fait partie du devoir d'État, même si ses modalités pratiques peuvent varier d'un individu à l'autre en fonction des capacités, des situations et des urgences[52] ». Mgr Tissier de Mallerais explique[53] que, selon les paroles du Christ « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22, 21) », le domaine temporel, celui de la société civile, et le domaine spirituel, celui de l'Église sont souverains chacun en son genre, sans pour autant devoir être dissocié. Pour lui, le bien commun, but de la société civile est lié au salut éternel, but de l'Église.

Dans ce contexte, les membres (clercs) de la FSSPX n'ont pas d'engagement politique partisan, car cela risquerait d'entraîner la confusion des domaines, et ce même si certaines activités spirituelles ont pu susciter un certain trouble, comme les pèlerinages à l'île d'Yeu, sur la tombe du maréchal Pétain; une tombe plusieurs fois saccagée par des extrémistes déséquilibrés.

Certains observateurs pointent cependant que la sécession des traditionalistes a, au-delà des éléments idéologiques, des fondements politiques et que les liens de la FSSPX avec l'extrême droite sont « notoires » en France[54] et en Belgique[55].

Ainsi, nombre de laïcs proche de cette fraternité ont un engagement politique. En lien avec la doctrine catholique, ils sont très opposés au communisme que le pape Pie XI a fermement condamné en 1937, par l'encyclique Divini Redemptoris. Ils sont aussi fidèles à l'enseignement de l'Eglise sur le « droit à la vie » développé par l'encyclique Evangelium vitae en 1992. Ces fidèles refusent généralement de militer dans des mouvements ou partis qui ne sont pas en accord avec la doctrine morale de l'Église. C'est la raison pour laquelle l'abbé Laguérie, membre de la FSSPX jusqu'en 2004, avait reconnu en 1991 le FN comme « le parti le moins éloigné du droit naturel ». En France et en Belgique, un certain nombre d'associations à buts politique, telle Belgique & Chrétienté se réclament de cette doctrine sociale de l'Église telle qu'elle est prônée par la FSSPX.

[modifier] La FSSPX et l'évêque d'Amiens

En 2007, le prieuré de la FSSPX à Amiens arrive au terme du bail de la chapelle qu'elle occupait jusque là, le propriétaire souhaitant la transformer en crèche dans le cadre d'un projet global. La FSSPX demande alors à l'évêque Mgr Bouilleret la mise à disposition d'une église ou d'une chapelle pour célébrer la messe avec ses propres officiants selon la forme extraordinaire du Rite Romain, c'est à dire selon le missel de 1962, en s'appuyant sur le motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI de juillet 2007. Suite à la réponse négative de l'évêque d'Amiens par lettre du 16 septembre 2007 et suite à l'échec d'une tentative de dialogue avec l'évêque, la FSSPX a organisé des messes sur le parvis de la cathédrale ou devant l’église Saint Germain depuis le 11 novembre 2007[56].

Le 25 novembre 2007, Mgr Bouilleret a annoncé qu'une messe tridentine serait célébrée à Amiens par un prêtre diocésain un dimanche sur deux. Les membres de la FSSPX n'ont pas souhaité assister à ces célébrations.

Mgr Bouilleret estime que le motu proprio s'adresse aux catholiques traditionalistes qui sont en pleine communion avec le pape et l'évêque du lieu, ce qui n'est pas le cas des fidèles de la Fraternité Saint Pie X[57].. Il fait valoir que la municipalité d'Amiens pourrait mettre une salle à disposition, ce que les membres de la FSSPX refusent. Ses membres poursuivent leur manifestation sous forme de messe sur les parvis d'églises. Pour eux, il s'agit de demander à l'évêque le prêt d'une église. L'évêque souligne que les lefebvristes « démontrent ainsi que les enjeux ne sont pas la messe en latin mais ceux de l'unité de l'Église catholique romaine », dimension que, selon lui, les membres de la FSSPX « ne comprennent pas[58] ».

[modifier] Autres controverses

Article détaillé : La manipulation Williamson.

[modifier] Annexes

[modifier] Notes et références

  1. Unité des chrétiens, article faisant l'historique des relations entre le Vatican et la FSSPX sur le site www.catholique.org.
  2. Certains repoussent l'appellation de schisme alors que d'autres disent que c'était plutôt un acte aux allures schismatiques qu'un véritable schisme.
  3. Statuts de la FSSPX
  4. avis de la FSSPX quant à sa situation juridique
  5. 5,0 5,1 5,2 Décret d'excommunication de Mgr Lefebvre, 1er juillet 1988 par le Préfet de la congrégation pour les Evêques sur le site Sacrosanctum-concilium
  6. Jurisprudence de 1997 cassant la décision du ministère de l'intérieur qui ne reconnaissait plus la dimension cultuelle de la FSSPX
  7. Journal TV d'A2 le 30 juin 1988
  8. Communiqué des évêques de Paris au sujet de la prise de Saint-Nicolas du Chardonnet, le 26 février 1977
  9. Déclaration de Mgr Lefebvre aux journalistes le 21 octobre 1974
  10. Lettre de l'évêque de Fribourg à Mgr Lefebvre le 6 mai 1975 sur le site sacrosanctum-concilium
  11. Lettre de Mgr Mamie à Mgr Lefebvre - 6 mai 1975
  12. Document donnant le pouvoir de juridiction à un évêque.
  13. Notification de la suspense par la congrégation des évêques le 22 juillet 1976
  14. Article de l'Osservatore Romano du 26 juillet 1976 sur le site sacrosanctum-concilium
  15. Entrevue au Figaro, 4 août 1976
  16. Journal télévisé d'A2, le 29 août 1976
  17. Document Cum te; Insegnamenti di Paolo VI, XIV (1976), p. 810-23.
  18. Lettre de Mgr Lefebvre aux futurs évêques, le 29 août 1987.
  19. Sermon de Mgr Lefebvre aux ordinations de 1982
  20. le texte de la lettre Quattuor abhinc annos
  21. Pétition au Saint-Père de 1985
  22. « C’est, en effet, par la seule Église catholique du Christ, laquelle est “moyen général de salut”, que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut. » Catéchisme de l'Église catholique, § 816.
  23. Protocole d'accord du 5 mai 1988 entre le Saint Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X
  24. Lettre de Mgr Lefebvre au Cardinal Ratzinger - 6 mai 1988
  25. Monition canonique du 17 juin 1988
  26. Motu proprio Ecclesia Dei, le 2 juillet 1988, sur le site du Vatican
  27. « La grande illusion des ralliés », par l'abbé Aulagnier, éditorial de Fideliter n°96, Nov-dec 1993
  28. « Une évolution se dessine parmi les catholiques traditionalistes... », Le Figaro, 22 février 2001.
  29. « Traditionalisme catholique : un ralliement au Brésil et ses conséquences pour Ecône », de Jean-François Mayer, in Religioscope, 25 janvier 2002.
  30. « 30 juillet 2006 : cérémonie d'abjuration », sur le site de La porte latine
  31. Décret 118/2006, « érection de l'Institut du Bon Pasteur », le 8 septembre 2006, sur le site d’Item
  32. « Communiqué de Mgr Fellay » du 7 juillet 2007 sur le site de la porte latine
  33. « Lettre aux fidèles » du 20 juillet 2007 sur le site de la porte latine
  34. Le décret a été rendu public le 24 janvier.
  35. Décret de la Congrégation pour les évêques sur la levée de l'excommunication sur le site du Vatican et Traduction non officielle en français sur le site de la Conférence des évêques de France.
  36. Traduction du décret par l'agence Zenit.
  37. Notion définie par le droit canon, art. 205
  38. Stéphanie Le Bars, « Le scepticisme des catholiques après la réintégration des évêques intégristes », in Le Monde, 26/01/2009, article en ligne
  39. La Croix du 25 janvier 2009
  40. Les Catholiques, page 309, Henri Tincq, éditions Bernard Grasset & Fasquelle, 2008.
  41. Texte en français du motu proprio sur le site du Vatican
  42. « Le pape dialogue avec les lefebvristes », Le Figaro du 8 juillet 2009.
  43. Émission spéciale sur le motu proprio "Ecclesia Unitatem" sur la chaîne KTO (8 juillet 2009)
  44. « Lettre (présumée) du cardinal Darío Castrillón-Hoyos, préfet de la Congrégation du Clergé, à Mgr Bernard Fellay de la Fraternité Saint Pie X », le 5 avril 2002
  45. « Réponse de la congrégation des évêques sur la situation juridique de la FSSPX », le 31 octobre 1996, publié en mai 1997 par le diocèse de Sion, sur le site sacrosanctum-concilium
  46. Éléments sur la validité des mariages
  47. Interwiew du Cardinal Hoyos par Simone Ortolani sur le site Nihil obstat, le 16 mars 2007.
  48. Le courrier de Rome Année XXXVI n° 265 sur le site La porte latine
  49. « Le schisme introuvable », conférence de l'abbé Simoulin, le 17 mars 1997.
  50. voir « Ce siège est-il vacant », par l’abbé Dominique Boulet, FSSPX et Réflexions, Janvier 2006 - Mgr Williamson
  51. Tels que l’abbé Claude Barthe en 1980 (revenu depuis sur ses positions) ou l'abbé Daniel Dolan en 1983.
  52. Abbé de Caqueray, supérieur du district de France de la FSSPX, « le devoir politique » sur le site La porte latine
  53. article de Mgr Tissier de Mallerais, « L'État catholique et la religion », sur le site La porte latine
  54. Günther Nonnenmacher, « Ein Politikum », in Frankfurter Allgemeine Zeitung, 29/01/2009 article en ligne, cité par Marie Béloeil, Benoît XVI, un pape bien mal avisé, in Courrier international, 29/01/2009, article en ligne
  55. Manuel Abramovicz, « À l'extrême droite de Dieu », sur le site RésistanceS, 25/01/2009.
  56. Les événements relatés par l'organe de communication de la FSSPX.
  57. « pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l'usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. »
  58. Lettre de Mgr Bouilleret, 15 janvier 2008, sur le site Catholicae disputatio

[modifier] Bibliographie

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes