François Duprat

Un article de ERUDITUS.

François Duprat, né le 26 octobre 1940 à Ajaccio (Corse) et assassiné à Caudebec-en-Caux le 18 mars 1978 était un journaliste, historien et homme politique français.


Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Le militant révolutionnaire

François Duprat s’est très tôt intéressé à la politique. Il est d’abord tenté par le trotskysme et s’inscrit à l’Union de la Gauche Socialiste (UGS), le parti d’où sortira le Parti socialiste unifié (PSU). Il s’en détourne rapidement pour rejoindre les rangs de Jeune Nation. Il anime la section de Bayonne du mouvement puis la région Sud-Ouest. Il abandonne ses fonctions lorsqu’il part pour Paris pour poursuivre ses études supérieures à Louis-le-Grand. Il occupe des responsabilités nationales au sein de Jeune Nation, qui survit malgré la dissolution par le pouvoir gaulliste.

Il figure alors parmi les fondateur de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN) ; aux côtés de Pierre Sidos et de Dominique Venner, il est l’un des animateurs d’Europe-Action. Avec d’autres militants d’Europe-Action et de la FEN, il fonde le mouvement Occident (1964), où il sera membre du bureau politique jusqu’en 1967. Il y côtoiera notamment Alain Madelin, Gérard Longuet, Nicolas Tandler, Xavier Raufer, Alain Robert, Jacques Bompard, Michel Fichet, Philippe Asselin, Gérard Boulanger, Thierry Boutet, Patrick Devedjian, Gérard Écorcheville, Patrice Gélinet, Jean-Jacques Guillet, Hervé Novelli et William Abitbol.

Il aurait été le directeur des services de propagande de Moïse Tshombé à Radio-Katanga, d’où il aurait été exclu en 1967.

[modifier] Le combat au Front national

Après le départ d’Ordre nouveau (dont il est membre du Bureau politique jusqu’en 1973), François Duprat, avec de nombreux cadres et militants, dont Jean-Marie Le Pen, rejoint le Front national dès sa création et ne le quittera plus ; il en sera membre du bureau politique de 1972 jusqu'à sa mort. Il y représente la tendance dure, néo-fasciste et nationaliste révolutionnaire : il anime d’ailleurs les Groupes nationalistes révolutionnaires (GNR) avec Alain Renault. Au Front national, il préside la commission électorale et occupe les fonctions d’ inspecteur régional de Normandie.


[modifier] François Duprat journaliste et historien

La vie de François Duprat ne se conçoit que comme un tout, comme le combat qu’il menait. A l’homme d’appareil et à l’orateur politique s’ajoutait le travail d’historien et de journaliste de François Duprat.

« Nous ne devons pas laisser à nos adversaires, marxistes et régimistes, le monopole de la présentation historique des hommes, des faits et des idées. Car l'Histoire est un merveilleux instrument de combat et il serait vain de nier qu'une des raisons importantes de nos difficultés politiques réside dans l'exploitation historique et la déformation systématique des expériences nationalistes du passé. (...) C'est pour répondre à ce besoin (...) qu'une équipe d'intellectuels, de professeurs, de nationalistes a créé la Revue d'Histoire du fascisme. »

C’est ce qu’il indique lorsqu’il lance la Revue d’histoire du fascisme.

Il crée de nombreuses autres publications, dont les Cahiers Européens- Notre Europe en 1974 qui acquirent une grande renommée. Ses collaborations sont nombreuses. Il s’impose comme l’un des piliers de la revue de Maurice Bardèche, Défense de l’Occident. Il tient la chronique « Nouvelles du Front » de Rivarol ; il écrit également pour les Cahiers Universitaires, Europe-Action, L'Observateur Européen, Le Soleil, L'Elite Européenne, Le Combattant Européen de Pierre Clémenti, L'Action européenne, Pour un Ordre Nouveau (membre de l’équipe rédactionnelle) ou encore Occident Université, le National (membre du comité de rédaction) et Militant, utilisant les pseudonymes de François Cazeneuve ou François Solchaga.

Dans ces journaux et revues, comme dans ses livres, il mène un inlassable combat pour la vérité historique et ne cessera jamais de lutter pour la réhabilitation du fascisme. Ses recherches le méneront à combattre aux côtés des révisionnistes ; bien avant que n'éclate l'affaire Faurisson, il introduit les thèses révisionnistes en France.

On lui devrait la traduction en français et la diffusion de la plaquette de Richard Harwood Did six million Jews really die?, qui aurait atteint un tirage considérable. Cette plaquette a été attaquée par le journaliste Pierre Viansson-Ponté à la page 13 du journal Le Monde en date du 17-18 juillet 1977.

[modifier] L’attentat

Au matin du 18 mars 1978, François Duprat se prépare à rejoindre l’établissement scolaire de Caudebec-en-Caux où il travaille. Son épouse, Laurence, prend place à ses côtés dans la voiture. Sur une longue ligne droite, une bombe qui avait été placée sous son siège explose. François Duprat meurt sur le coup ; sa compagne est très grièvement blessée et restera handicapée.

L’attentat est revendiqué par deux groupes : le Commando du souvenir juif et un Groupe juif révolutionnaire. Quelques temps avant que François Duprat ne soit assassiné, son adresse personnelle avait été publiée par Patrice Chairoff dans un livre de délation intitulé Dossier néo-nazisme (éditions Ramsay, 1977), préfacé par Serge Klarsfeld.

La police n’a jamais retrouvé les coupables. Aucun procès n’a jamais eu lieu. La bombe, extrêmement sophistiquée, laisse à penser que l'attentat était l'oeuvre de services secrets étrangers, probablement israéliens.

[modifier] Œuvres

  • L’Histoire de la SS (Les Sept Couleurs) ;
  • Les Campagnes de la Waffen SS (Les Sept Couleurs) ;
  • L’ascension du M.S.I. (Les Sept Couleurs) ;
  • L’Extrême Droite 1944 –1971 (N.E.L. ; éditions Albatros)
  • Les Journée de Mai 68
  • L’Internationale révolutionnaire étudiante.

Lors de son assassinat, il aurait été en train de rédiger un livre sur le financement des partis politiques intitulé Argent et politique.