Front National
Un article de ERUDITUS.
Le Front national, ou FN, est un parti politique français généralement situé à l'extrême droite de l'échiquier politique, fondé en octobre 1972 et présidé, depuis lors, par Jean-Marie Le Pen. Son nom complet, à l'origine, était Front national pour l'unité française.
Pour sa part, le Front national se définit comme issu de la droite nationale, populiste et souverainiste, au même titre que de nombreux mouvements européens ; la majorité de ses dirigeants récuse l'appartenance du parti à l'extrême droite (sauf au sens ancien, celui du positionnement le plus à droite), comme la majorité des dirigeants de l'extrême droite française depuis Charles Maurras.
[modifier] Fondement doctrinal
Les références idéologiques du FN sont le nationalisme et le patriotisme français. On regrettera cependant l'allégeance aux principe de la République française, à la Révolution française (1789) et à la Démocratie. De plus le parti repose plus sur son programme présidentiel et la personnalité charismatique de son leader historique que sur un véritable socle doctrinal.
[modifier] Histoire
Le Front national est créé en juin 1972. Lors du deuxième congrès de l'organisation Ordre nouveau du 10 et 11 juin, est décidé à la suite d'un vote de participer aux élections législatives de 1973 au sein d'une structure plus large, nommée « Front national ». Le 5 octobre 1972 est réellement créé le Front national pour l'unité française, communément appelé Front national. Jean-Marie Le Pen devient le premier et seul président jusqu'à ce jour. Les cadres du parti s'organisent autour de François Brigneau, de Roger Holeindre, de Pierre Bousquet et de Jean-Pierre Stirbois qui forment le Bureau national du FN.
Jusqu'au début des années 1980, le parti, alors fortement concurrencé par le Parti des forces nouvelles, ne décolle pas tant du point de vue du nombre d'adhérents que des résultats électoraux. Aux élections cantonales de 1982, Jean Pierre Stirbois crée la surprise en obtenant 12,6 % à Dreux. Le Front national obtient son plus gros score sur le plan national le 17 juin 1984 lors des élections européennes. Ce score lui permet d'avoir dix élus au Parlement européen. Le 16 mars 1986, après le passage au scrutin proportionnel voulu par François Mitterrand afin d'atténuer une défaite programmée, le Front national entre à l'Assemblée nationale en obtenant 35 sièges.
En 1988, Bruno Mégret devient le délegué général du FN, devenant ainsi le rival de Jean-Pierre Stirbois au sein du FN, d'autant plus qu'il devient l'un des leaders du FN dans la région PACA. Après la mort accidentelle de Jean-Pierre Stirbois en 1988, l'exécutif du FN voit arriver de nouvelles têtes autour de Bruno Mégret, comme Carl Lang ou Bruno Gollnisch.
Dans les années 1980, le FN voit l'adhésion de monarchistes comme Michel de Rostolan, Thibaut de La Tocnaye ou Olivier d'Ormesson, qui reconnaissent dans le FN une continuité de l'Action française.
Des les années 1990, le FN prend une place de plus en plus importante dans la vie politique française. Ses campagnes s'axent sur la dénonciation de la corruption qui toucherait les grands partis français comme le PS ou le RPR. Le FN vise ainsi les déçus des partis parlementaires.
En décembre 1998, Bruno Mégret alors second du Front national quitte le parti pour fonder ce qui deviendra le Mouvement national républicain.
En 2001, Carl Lang invite les déçus du MNR à rejoindre le FN. Jean-Marie Le Pen déclare que Bruno Gollnisch est son successeur préferé.
En 2002, Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle avec 16,86 % au premier tour. Après de nombreux appels (et manifestations) à voter pour Jacques Chirac, son adversaire, de tous les bords politiques, - hormis certains partis d'extrême gauche dont Lutte ouvrière -, il obtient le plus faible score jamais atteint (17,79 %) dans un second tour d'une élection presidentielle de la Ve République.
En 2003, le président du FN met en avant sa fille Marine Le Pen au sein de l'exécutif du parti.
En 2004, les opposants de Le Pen au sein du Bureau national comme Jacques Bompard et Marie-France Stirbois sont mis à l'écart.
En 2004, Bruno Gollnisch tient des propos controversés lors d'une conférence de presse au sujet de la 2e guerre mondiale et du « rôle des historiens » concernant la shoah. Le 18 janvier 2007, Bruno Gollnisch a été jugé coupable de « contestation de l'existence de crime contre l'humanité », jugement dont il fait appel. Il a également été exclu 5 ans de l'université Lyon III pour ces propos.
En 2005, Jean-Marie Le Pen déclenche une nouvelle polémique, avec ses déclarations à l'hebdomadaire Rivarol[1].
En 2006, Louis Aliot est désigné secrétaire général du parti.
Jean-Marie Le Pen doit rester à la tête du parti jusqu'au congrès qui suivra la présidentielle de 2007 lors de laquelle il sera à nouveau candidat. Il devra faire face à la vive concurrence que lui oppose le MPF de Philippe de Villiers, qui défend des idées proches et qui a vu le rejoindre quelques anciens membres du FN, notamment les deux seuls maires affiliés au parti, tels Jacques Bompard, maire d'Orange, mais dont les deux fédérations corses ont rejoint le FN.
