Nationalisme
Un article de ERUDITUS.
[modifier] Définitions du nationalisme
- Le nationalisme c'est le sentiment de vif attachement à la nation, c’est-à-dire d'une grande exaltation de l'idée nationale ; c'est également une doctrine politique qui affirme la primauté de l'intérêt national, sur les intérêts particuliers de ses composantes d'une part et sur les intérêts des autres nations d'autre part.
- Le nationalisme c'est la volonté d'un peuple, d'une identité commune, de posséder un territoire national.
- Le nationalisme peut être une idéologie imprimée sur un peuple par ses gouvernants et destinée à conforter leur pouvoir, il est alors utilisé comme un moyen de manipulation afin d'unir le peuple autour de ces dirigeants, indépendamment des réels objectifs de ces individus. (guerres, totalitariste).
- Le nationalisme est une doctrine politique qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation, et son indépendance vis à vis des autres nations et des lobbies.
En ce sens le nationalisme va plus loin que le simple patriotisme.
[modifier] Ambiguïtées liées aux « nationalismes »
Le « nationalisme » est un terme ambigu quand il n'est pas défini. Il entend toujours défendre une identité nationale, justifiée par une communauté historique et culturelle, face à une agression extérieure, réelle ou supposée. Il semble avoir besoin de désigner un « ennemi » pour exister.
Il a parfois pu s'exprimer contre un « ennemi intérieur » ou un bouc émissaire, souvent étranger: le nationalisme français sous Pétain était antisémite, sous De Gaulle antiaméricain, aujourd'hui il est anticommunautariste et généralement antieuropéen.
Suivant le même paradigme, un « nationalisme européen », combattant l'idée de nation, en transpose les caractéristiques à un niveau supra-étatique pour glorifier le « peuple européen ». Il a pour ennemis les Etats-nations, associés à l'idée de guerre; le nationalisme européen trouve parfois un ennemi (en particulier en France) dans les Etats-Unis, système à combattre en l'imitant (politique de la concurrence, liberté de circulation des capitaux, biens et services). La nationalisme européen, ou européisme, n'est pas uniforme : il est en général la transposition des idées nationales selon les pays : l'Europe-puissance en France (la grande nation française au niveau communautaire), l'Europe-fédérale en Allemagne (la reproduction d'un Bund européen), l'Europe libérale pour les pays atlantistes.
Les nationalistes régionaux (ils ne sont pas les seuls !) dénoncent le « centralisme jacobin », qui a conduit à une homogénéisation et une éradication culturelles et linguistiques imposées à différentes minorités intégrées de force dans la population française.
Les partisans d'une République française « une et indivisible » soulignent au contraire les effets bénéfiques de l'éducation nationale et de la promotion sociale et nient l'écrasement et l'éradication de cultures différentes.
Les souverainistes et les républicains craignent quant à eux une conjonction des nationalismes régionaux et de l'étatisme européen.
[modifier] Plusieurs types de « nationalismes »
On considère généralement l'existence de plusieurs types de nationalisme :
- le nationalisme traditionnel, fondé autour de idée d'États-Nations historiques comme la France, l'Angleterre ou l'Espagne en Europe.
- le nationalisme oppresseur, ou impérialisme, niant soit l'existence de la nation opprimée, soit l'existence de ses droits nationaux à l'autodétermination, droit reconnu par l'ONU.
- le nationalisme libérateur, ou indépendantisme, dont la principale préoccupation est la libération nationale, souvent face à un occupant et qui fut particulièrement utilisé pendant la décolonisation.
- le régionalisme ou nationalisme des « peuples sans États », comme les Bretons, les Occitans, les Basques, les Galiciens ou les catalans, qui réclament l'autonomie, voire l'indépendance politique et administrative ;
- le séparatisme ou nationalisme des peuples dont les États ne sont pas souverains, comme les Québécois, les Écossais, les Portoricains qui réclament un plus grand niveau d'autonomie politique ;
- enfin le nationalisme européen notamment défendu par l'école de pensée « nouvelle droite » proche de l'extrême droite.
