Nationalisme

Un article de ERUDITUS.

[modifier] Définitions du nationalisme

  1. Le nationalisme c'est le sentiment de vif attachement à la nation, c’est-à-dire d'une grande exaltation de l'idée nationale ; c'est également une doctrine politique qui affirme la primauté de l'intérêt national, sur les intérêts particuliers de ses composantes d'une part et sur les intérêts des autres nations d'autre part.
  2. Le nationalisme c'est la volonté d'un peuple, d'une identité commune, de posséder un territoire national.
  3. Le nationalisme peut être une idéologie imprimée sur un peuple par ses gouvernants et destinée à conforter leur pouvoir, il est alors utilisé comme un moyen de manipulation afin d'unir le peuple autour de ces dirigeants, indépendamment des réels objectifs de ces individus. (guerres, totalitariste).
  4. Le nationalisme est une doctrine politique qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation, et son indépendance vis à vis des autres nations et des lobbies.

En ce sens le nationalisme va plus loin que le simple patriotisme.

[modifier] Ambiguïtées liées aux « nationalismes  »

Le « nationalisme » est un terme ambigu quand il n'est pas défini. Il entend toujours défendre une identité nationale, justifiée par une communauté historique et culturelle, face à une agression extérieure, réelle ou supposée. Il semble avoir besoin de désigner un « ennemi » pour exister.

Il a parfois pu s'exprimer contre un « ennemi intérieur » ou un bouc émissaire, souvent étranger: le nationalisme français sous Pétain était antisémite, sous De Gaulle antiaméricain, aujourd'hui il est anticommunautariste et généralement antieuropéen.

Suivant le même paradigme, un « nationalisme européen », combattant l'idée de nation, en transpose les caractéristiques à un niveau supra-étatique pour glorifier le « peuple européen ». Il a pour ennemis les Etats-nations, associés à l'idée de guerre; le nationalisme européen trouve parfois un ennemi (en particulier en France) dans les Etats-Unis, système à combattre en l'imitant (politique de la concurrence, liberté de circulation des capitaux, biens et services). La nationalisme européen, ou européisme, n'est pas uniforme : il est en général la transposition des idées nationales selon les pays : l'Europe-puissance en France (la grande nation française au niveau communautaire), l'Europe-fédérale en Allemagne (la reproduction d'un Bund européen), l'Europe libérale pour les pays atlantistes.

Les nationalistes régionaux (ils ne sont pas les seuls !) dénoncent le « centralisme jacobin », qui a conduit à une homogénéisation et une éradication culturelles et linguistiques imposées à différentes minorités intégrées de force dans la population française.

Les partisans d'une République française « une et indivisible » soulignent au contraire les effets bénéfiques de l'éducation nationale et de la promotion sociale et nient l'écrasement et l'éradication de cultures différentes.

Les souverainistes et les républicains craignent quant à eux une conjonction des nationalismes régionaux et de l'étatisme européen.

[modifier] Plusieurs types de « nationalismes »

On considère généralement l'existence de plusieurs types de nationalisme :